Râler ça ne sert à rien, râler ça ne sert à rien, bref….ça ne sert à rien de râler.

Le jour où je me suis lancée

Le jour, où je me suis lancée dans ce challenge, pas le jour où je me suis lancée du 3ème étage… .

21 jours sans râler, mais comment je vais faire, moi qui suis une râleuse invétérée ? Je râle dans la voiture, oh oui surtout la voiture, sur mes enfants, sur le jardinier, sur mes amis. Quelle galère, comment je vais tenir 21 jours consécutifs sans me plaindre ? Je ne vais plus pouvoir créer d’électrochoc. Je ne pourrai plus hausser le ton, ni m’imposer, ou exiger que les autres me respecte. Je vais me faire marcher sur les pieds, perdre le pouvoir, devoir dialoguer sans cesse, perdre le contrôle…mais quelle horreur ce challenge !!!

Après toutes ces réticences, et la fin de ma formation, je me lance dans ce défi des 21 jours sans râler.

Pour la petite histoire, j’ai suivi les ateliers « J’arrête de râler » à Sierre, ma ville natale, chez une amie-collègue ambassadrice. J’ai donc fait 3 heures de route aller et retour pour apprendre à ne plus râler, et ceci pendant 5 semaines. Il n’y a pas à dire, mais lorsqu’on est motivé, on peut déplacer des montagnes, et pas seulement lorsqu’on est amoureux… .

Le premier soir, en plus sur la route, il y avait des bouchons (j’ai mis plus de 2 heures pour y arriver), c’était la galère. J’ai rouspété sur tout, et tout le monde durant tout le trajet. En arrivant sur place, je me suis dit « Eh bien ce n’est pas gagné tout ça !».

A la fin des cinq semaines, tout le groupe y compris l’ambassadrice, décidons de commencer ce challenge. Je choisis un bracelet orange fluo, assorti à ma fitbit… en me disant, que moi, totalement fan de bracelet et autres breloques, j’aurais au moins deux couleurs assorties, en pensant naïvement que le côté esthétique pourrait m’aider.

Alors comment vous dire… . Le lendemain matin, je mets ce fameux bracelet « fluo », où il est écrit en grand « J’ARRETE DE RALER.COM« .

Pas manqué, le premier matin, pour ceux qui n’étaient pas au courant de mon challenge, ont tout de suite remarqué ce truc étrange que j’avais au poignet. Me voilà obligée d’avouer mon défi à tout le monde.

Par la suite, tous mes amis vérifiaient si j’avais changé mon bracelet de côté. Ah oui, j’ai oublié de préciser : Lorsque je râle, je dois changer le bracelet de côté, et du coup ma fitbit, pff n’importe quoi… .

Bref, pendant plusieurs mois (5), j’ai été suivie de près par toute une espèce de « Police des Râleurs » qui m’espionnait, et me posait des questions. Euh, tu as râlé, tu as changé de côté ton bracelet, me semble-t-il ?

Dans ma tête, et dans ma tête seulement, je me disais « ils devraient peut-être balayer devant leur porte non ? » et d’ailleurs la Police des Râleurs, ça n’existe pas.

Après 5 mois, j’ai terminé les 21 jours sans râler avec une énorme satisfaction, et une certaine fierté. Oh pas tellement parce que j’avais réussi 21 jours consécutifs, mais pour tout ce que j’avais appris pendant cette période.

Alors oui, ce challenge a changé ma vie, et ma manière de communiquer.

« Je n’ai pas échoué. J’ai juste simplement trouvé 10’000 solutions qui ne fonctionnent pas ».

Thomas Edisson